Un PLUH actuel contraint par le captage des eaux de Crépieux - Charmy; quid du prochain?

Vendredi 17 novembre 2017.

Le PLUH en débat au conseil municipal il y a une semaine recèle une particularité que nous avons relevé lors de notre présentation : dans le Nord de la ville les constructions en sous-sol sont interdites non pas du fait d'un choix politique mais d'une obligation technique.

Ainsi, pour protéger la nappe de captage des eaux sur Crépieux Charmy (à l'extrême Nord de la Ville au-delà de l'autoroute), l'administration a défini plusieurs zones pour lesquelles les constructions sont très réglementées pour éviter toute pollution et altération du sous-sol:

* le PPI, Périmètre de Protection Immédiat: il correspond au secteur des puits de captage et infiltration.... peu de choses y sont autorisées et surtout l'accès est grandement réglementé, voir interdit.

* le PPR A ou B, Périmètre de Protection Rapproché A ou B : cette zone est très réglementée sur les constructions en sous-sol qui sont interdites et sur les activités exercées en surface afin de ne pas occasionner de pollution de la nappe,

* le PPE, Périmètre de Protection Eloigné, qui réglemente surtout les constructions en sous-sol : les parkings sous-sol sot interdits (sauf en zone franche) ainsi que les piscines enterrées et tous autres ouvrages susceptibles de porter atteinte à l'intégrité de la nappe.

Pour savoir dans quelle zone on se situe il suffit de regarder le plan ci-dessous.

Lorsque l'on examine attentivement la carte, ce qui frappe c'est que, du fait de l'impossibilité de créer des parkings en sous-sol en PPE et PPR A et B, près de la moitié du village (le Nord Ouest) est de fait limité en constructibilité depuis 2011, et la parution de l'arrêté 2011 - 4773 du 23 septembre 2011, ce qui n'est pas vraiment le cas pour le reste des secteurs en PPR A ou B et PPE car ils sont principalement situé en ZFU. Le blocage est dû au nombre de places de parking obligatoires par m² construit (souvent une place pour 50 m²), qui lorsqu'elles ne peuvent pas être enterrées se retrouvent au rez de chaussée en nombre limité car les espaces verts sont eux aussi obligatoires dans des proportions bien définies.

Cela explique pourquoi, en PPE, depuis 6 ans , presqu'aucune construction ne dépasse le R+2....  Depuis fin 2011, la constructibilité et donc la densification au village est très limitée non par une décision politique mais pour protéger la ressource en eau.

Paradoxalement cette densification risque bien d'augmenter dans certains secteurs avec le nouveau PLUH ! En effet en certains lieux le coefficient d'emprise au sol prévu va augmenter. Une façon de compenser par la décision politique, une décision technique destinée à protéger l'environnement?

Stéphane BERTIN.

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De magnifiques jeux de cours dans l'école maternelle Grandclément..

Jeudi 16 novembre 2017.

Après deux années de travaux dans l'école élémentaire Grandclément, l'inauguration officielle de la réhabilitation générale approche. Elle aura lieu samedi 25 novembre à partir de 14h.

Cette inauguration, certes tardive puisque les enfants sont dans leurs nouveaux locaux tout beaux - tout neufs depuis les vacances de Pâques (lire ICI notre sujet du moment avec les photos), sera toutefois l'occasion de voir à la fois les intérieurs mais aussi les extérieurs, et en particulier le réaménagement du terrain au Nord situé entre le parking, l'école maternelle et le gymnase (voir notre article de juin à ce sujet).

C'est dans ce cadre qu'une cour de récréation supplémentaire a été aménagée pour les enfants de l'école maternelle. A cette occasion, des jeux de cours ont été installé pour permettre aux petits de jouer ensemble et de profiter au mieux de leur moment de détente. Enfants comme enseignants (qui ont faits le choix des jeux) sont très heureux de cette installation. A voir ci-dessous le train en trois parties (la plus belle réussite), l'escargot, l'ours sur ressort, et l'ensemble toboggan et échelles.

 

 

Une très belle réussite, à la hauteur du prix facturé.

Stéphane BERTIN

Chapitre des confréries à Vaulx il y a 10 jours avec les Pennons de Vienne.

Mercredi 15 novembre 2017.

La confrérie des Cardons a mené tambour battant son deuxième chapitre (entendez réception des autres confréries, défilé, intronisation et déjeuner) dimanche 3 novembre dernier emmenée par sa dynamique Présidente Andrée GODEAU.

26 confréries de la Région avaient répondu présentes à cette invitation, l'occasion de faire un petit focus sur ces confréries, qui partagent cette volonté de faire perdurer un patrimoine, culinaire ou non.

La compagnie des Pennons de Lyon était représentée ce jour là par un des quartiers de Lyon.

À Lyon au Moyen Âge, les Pennons désignaient une organisation civile pour défendre la cité. Chaque quartier devait fournir un contingent d'hommes pour assurer notamment la garde de nuit de la ville (rues, remparts, portes, ports...) et la lutte contre les incendies. Le contingent de chaque quartier se regroupait sous un pennon et était désigné sous le terme de "pennonage". Il s'agissait pour les bourgeois de s'affranchir du pouvoir de l'archevêque de Lyon. Ces derniers ont obtenu cette autonomie en 1320, via la signature de la charte Sapaudine signée par Philippe le Bel pour les habitants de Lyon.

Ces pennons continuent à prospérer aujourd'hui et font vivre l'histoire de cette période entre Moyen Age et Renaissance. Elles sont sept, représentant les 7 quartiers de Lyon : Les amis du chemin de Vienne (la compagnie présente à Vaulx-en-Velin), crée en 1984, spécialisé dans la danse de la Renaissance (voir drapeau en-dessous),

Vaise, Baraban (théâtre), La Guillotière, le Transval (8ème), les albergeurs (restaurants), Ménival (5ème-Saint Just) et la compagnie des métiers du fer et du cuir.

Chaque année, ils fêtent tous ensemble la signature de la charte sapaudine du 25 mars 1320 en faisant un marché d'époque (Renaissance). L'année prochaine, ce sera le 24 Mai place des Terreaux. A ne pas rater si vous avez aimé ce chapitre des cardons !

De nombreuses autres confréries étaient présentes,

                                                     

vous aurez reconnu la confrérie de l'Echalas Dauphinois, et la confrérie Vin et Rigotte de Condrieu, et aussi,

                                                     

la confrérie de la Quenelle Sauce Nantua et la noble confrérie de la truffe noire de la Drome des Collines.

Un mélange de patrimoine, d'histoire, de gastronomie.... ce qui fait la France.

Christine BERTIN

Nouveau Plan Local d'Urbanisme et d'Habitat (PLUH) : nous avons voté contre.

Mardi 14 novembre 2017.

Après le Plan de Déplacement Urbain (PDU) sur lequel nous avons délibéré en mars dernier, et que nous n’avons pas approuvé car il manquait la seule chose que nous attendons à Vaulx depuis toujours et que nous n’aurons pas avant 20 ans, le métro – tram au Nord, nous avons voté lors du conseil municipal de jeudi 9 novembre la version finale du Plan Local d’Urbanisme et d’Habitat (PLUH).

Je souhaite tout d’abord revenir sur ce qui a été fait entre fin 2014 et mi 2015. Lors des élections municipales ce dossier était apparu comme essentiel à tous. Impossible de changer la ville sans changer son urbanisme. Impossible de changer la ville sans ses habitants. Dès le début, nous nous sommes donc attelés dans chacun des conseils de quartier à travailler ce dossier, puisque la révision de PLU (anciennement le POS – Plan d’Occupation des Sols) était lancé et en cours depuis début 2013. Chaque conseil de quartier a travaillé, à sa façon, tout seul, avec de l’aide et des conseils (Les Robins des Villes en particulier dans plusieurs CDQ). Cela a amené à un travail rendu mi 2015, validé en commission générale où étaient présents tous les élus, toutes tendances confondues. Ce travail a été remis à la Métropole fin 2015 début 2016. Puis plus rien. Rien ou presque puisque la Métropole indiquait rapidement que 90% des demandes de la Ville avaient été intégrées.

Jusqu’au 11 septembre dernier où le PLUH est revenu à la Une de l’actualité. La Métropole a validé en réunion plénière le document proposé, celui qui dès le lendemain était transmis aux mairies dans 7 caisses contenant les 56 PLUH des 56 communes de la métropole. En tout près de 60.000 pages, plus de 100 plans…..

Bien évidemment ce document rentre dans une phase d’enquête publique avec avis des villes (avis consultatif car le seul avis qui compte, celui de la métropole, a déjà été donné). Il précèdera l’enquête publique qui aura lieu au second trimestre 2018. Chacun sait que lorsque nous en sommes là, rien ou presque ne change.

Quelques grands principes tout d’abord à bien avoir en tête au sujet de ce nouveau PLU-H :

  • Le montage collectif du dossier. Dès 2014, comme je l’ai déjà dit ce dossier a été fait en partie par les habitants. Il a été validé par les élus toutes tendances confondues. Ce fut donc un PLUH vaudais présenté mi 2015 à la Métropole par les vaudais pour les vaudais. Nous verrons plus loin si le résultat est à la hauteur des ambitions.
  • Sa complexité. Ce PLUH version 2018 est compliqué. Pour l’illustrer, deux choses : l’épaisseur du dossier.... rien que les règles font plus de 700 pages contre plus de 300 avant. Et un exemple: les hauteurs. Avant quand on définissait une hauteur, c’était simple… du bas en haut… du sol au sommet du toit. Tout le monde comprenait. Mais maintenant la hauteur c’est autre chose : c’est en haut de la façade. Et ensuite il faut rajouter le toit, enfin pas le toit mais le VETC (le Volume Enveloppe de Toiture et de Couronnement). Il y en a trois ; les bas, les intermédiaires, les hauts… de 1.5m à 5m…. tout dépend du secteur. Les secteurs d’ailleurs … nous sommes passés à Vaulx de 21 à 29 secteurs différents. L’insatisfaction sur ce sujet est réelle.
  • Sa confidentialité. Je ne sais pas combien de personnes ont pu avoir accès à l’ensemble des documents. Je ne parle pas de les lire et les étudier ; c’est un peu compliqué. Je dis juste y avoir accès. La seule solution était de se rendre à la métropole ou au service urbanisme pour le consulter. Autant dire : quasi impossible. J’espère au moins que tous les élus présents autour de la table lors du conseil municipal ont pu y avoir accès. L’insatisfaction là aussi est réelle.
  • L’environnement. Cet axe est présent partout dans le dossier présenté. Il est fait régulièrement référence au développement durable, au respect de l’environnement. C’est une belle avancée. Ainsi les surfaces d’espaces verts ont été remplacées par des surfaces de pleine terre qui permettront d’assurer que les végétaux pourront pousser. Il y a aussi la création de nouvelles Stecal, et d’EVMV (espaces végétalisés à mettre en valeur). C’est aussi vrai sur la partie stationnement et TC. On peut donc ici se féliciter sur ce point.
  • Les transports en commun (TC) et le stationnement. C’est aussi là une grande nouveauté. Il n’est pas fait référence aux transports en commun en soi (malheureusement le tramway – métro c’était déjà perdu dès le PDU en mars) mais à la corrélation entre TC et le stationnement. Le sujet « places de stationnement » est donc remis à plat totalement et ce n’est plus zone par zone mais patate par patate en fonction de la plus ou moins bonne desserte en TC que les choses vont être établies (lire nos simulations en cliquant ICI)…. Selon nos calculs la variation du nombre de places de stationnement ira de +5% à -25% pour les logements classiques jusqu'à -56% pour les logements sociaux puisque dans ces logements il n'y aura plus qu'une place pour deux logements. Là nous avons un gros point noir pour ce nouveau PLUH. Ce n’est juste pas possible !
  • La maitrise de la densification. Même si nous avions opté pour un arrêt de la densification, il semble que les choses ne se passent pas tout à fait de la bonne façon. Avec autour de 400 logements par an dans les 10 prochaines années…. Rien à dire de plus. Ce n’est pas satisfaisant.
  • Habitat : le PLU a vocation à être un outil de programmation et d’action pour l’habitat. Il permet ainsi d’orienter la politique de logement et d’habitat. A cet égard la création de STML (Servitude de Taille Minimale de Logement) sera utile mais limitée aux QPV (et 300 m autour). Par contre rien n’est écrit sur la baisse du taux de logements aidés. Il n’est pas défini que nous serons limité à 20, 10, voir 0 logements sociaux à construire dans les prochaines années. Bouteille ici 2/3 vide.
  • Une grande avancée par contre existe sur la question du patrimoine. Même si on peut dire que les services de la métropole travaillent depuis des années sur ce sujet afin d’ajouter un caractère de respect et de valorisation du patrimoine, et que le résultat s’est fait attendre, il existe. Des PIP (Périmètres d’Intérêt Patrimoniaux) et des EBP (Eléments Batis Patrimoniaux) ont été crées pour mettre en valeur nos éléments de patrimoine. Mais comme souvent le diable se cache dans les détails, il faut sur ce dossier aller plus loin. Les deux notices sur le dossier doivent être complétées et entrer dans le détail des petits éléments à préserver. Et elles doivent être complétées sur certains éléments que nous trouvions dans les documents préparatoires d’il y a 3 ans mais qui ont maintenant disparu (comme la maison rue Victor Hugo) ou par les travaux réalisés par les conseils de quartier. 15 EBP sur tout Vaulx, cela fait vraiment minimaliste. La satisfaction est sur cette partie réelle mais moyenne.

Voilà pour les grandes lignes. Il y a des quelques points sympathiques et de nombreux qui le sont beaucoup moins.

Passons maintenant à une analyse par secteur que nous avons souhaité réaliser à partir du document de PLUH que nous avions tous validé quartier par quartier en commission générale et qui je l’espère a bien été transmis à la métropole.

Je vais essayer de résumer la situation secteur par secteur en insistant sur les points particuliers et prioritaires demandées à l’époque et en donnant un taux de satisfaction sur le retour PLUH 2018 par rapport à PLUH 2015

Secteur par secteur

  • Village : deux points avaient été sensibles et repris. La maitrise de la densification et des hauteurs en particulier. Quelques exemples significatifs :
    • La parcelle au Nord du château que la conseil de quartier souhaitait voir devenir moins constructible => on a au final 20% de surface de plancher en moins (un niveau de moins) par rapport à l'existant, et un CES (coefficiet d'emprise au sol de +50%..... la constructibilité augmente donc de 30%!
    • La parcelle située entre les rues Anatole France et Rougé => on a donc 66% de plancher en plus et 100% de surface en plus au sol....!!!!
    • Le pire étant les secteurs qui étaient constructibles en sortie de ville que nous avions proposé en Eco Quartier (CES de 20%, hauteur de 10m et EV de 50% dont 50% d’un seul tenant)…. Là le terrain est devenu agricole.

Le bilan sur ce quartier est donc très mitigé. Si la densification a baissé au nord du village, c’était acter un fait puisque les parkings sous-sol étaient interdits, elle a eu tendance à augmenter ailleurs aidée par les nouvelles hauteurs incompréhensibles. En réel on baisse sur 30% du quartier et on augmente sur 70%.

  • La Grappinière et le Petit Pont : la situation est peut-être la pire sur ce secteur. Aucune des modifications demandées n’a été acceptée. Les espaces demandées en naturel sont restés constructibles, de nombreuses EVMV ont disparu, …. La note de satisfaction est là, plus proche du 0 pointé qu’autre chose.
  • Le Mas : une particularité de ce quartier est que rien n’a été demandé. ZAC oblige donc pas la peine. Malheureusement ce n’est pas le cas car le PLUH définit des règles que la ZAC aura du mal à contourner sauf modification du PLUH mais là autant le modifier de suite, et surtout 50% du Grand Mas n’est pas concerné par la ZAC. Pas facile de donner une appréciation sur cela. Si! Nous pouvons remarquer que 50% des EVMV ont disparu entre l’ancien PLU et le nouveau ce qui étonnant car ils étaient reconnus dans l’étude préalable comme EBP.
  • Le Centre-Ville : ce quartier est lui aussi sous la coupe d’une ZAC. Mais là aussi elle ne couvre pas tout le centre, loin de là. Et surtout des demandes ont été faites et elles sont en dehors de celle-ci. Mais le résultat est piètre : sur les demandes générales 40% ont été validées, et sur des demandes de modification de zonage, 4 demandes majeures et deux mineures toutes refusées. Le pire est même que dans certains cas les hauteurs et les CES ont augmenté. Comme sur l’ex Hotel Henni où il était demandé du R+3; au final c’est du R+7. Le compte n’y est donc pas du tout
  • Les Vernay-Verchères-Thibaude : sur ce quartier le bilan est moyen. Quelques modifications (emplacements réservés, prolongations de rue) ont été refusés alors que la végétalisation a été encouragée. Il était demandé de pouvoir désenclaver certains secteurs ; cela n’est pas inscrit.
  • Le Pont des Planches : c’est peut-être le quartier qui s’en sort globalement le mieux sur l’aspect pavillonnaire. Le Sud du quartier voit ses hauteurs baisser (attention à ne pas annoncer 7m mais bien 9m) et la constructibilité stagner car le COS n’est plus limité et le CES a tendance à monter. Le point noir du PLUH final est bien le secteur le long de Picasso qui restera en l’état. La Zone Industrielle – Zone Commerciale restera en dépit de l’accord général sur le sujet. Le second secteur compliqué sera le centre Nord, le long de Gabugy près du centre ville qui verra les hauteurs augmenter (sur la pointe centrale de 15m on passe à 16m avec un CES illimité alors qu’il était demandé 9m et CES de 20%). Suivant le secteur le verre est totalement plein ou tout vide. Difficile de donner la moyenne ou alors tout juste !
  • Le sud : c’est peut-être le quartier qui s’en sort le mieux.

          - Sur l’aspect patrimonial d’abord : les petites et grandes cités sont préservées, comme les maisons des directeurs ; il manque peut-être quelques éléments et surtout les détails n’y sont pas du tout, mais l’avancée est réelle.

          - Sur l’environnement avec la création de vraies trames vertes ce qui sera très bien si elles deviennent réalité très vite,

          - Et sur de grands projets qui sont bien identifiés même s’ils risquent de ne pas voir le jour pour l’instant (école carthailac).

          - Des baisses de densités sur des secteurs déjà construits sont validées.

Mais tout n’est pas rose car :

         - Des logements seront encore possibles le long du BUE alors que nous pensions les choses acquises tant l’unanimité était grande sur ce sujet… Déjà que les riverains existant n’avaient pas tout eu droit aux protections contre bruit, on va maintenant pouvoir rajouter des habitants directement sur le BUE. Il faut croire que des forces supérieures agissent sur l’urbanisme,

         - Des cités qui avaient été visées pour être préservées ne le sont pas (EDF, marhaba),

         - Les traversantes et raccords au BUE sont toujours là,

         - La demande d’ouverture autour de Croizat ne semble pas du tout dans les tuyaux.

        sans compter de gros projets qui sont à venir dans les 5 ans (2 PUP) alors que le quartier est déjà en tension et qu’il va manquer encore des équipements publics ! Une moyenne un peu large était là envisageable.

Pour conclure le compte n’y est pas. Si des avancées sont réelles, les demandes des conseils de quartier ne sont pas assez prises en compte. Et la co-construction du projet n’a au final pas existé.

Ce sujet étant très sensible nous avons voulu, pour caler l’avis de notre groupe d'élus lors du vote au conseil municipal, avoir l’avis de l’ensemble de nos soutiens et adhérents réunis en AG il y a 3 semaines. Au vu des demandes faites, du travail présenté, toutes les personnes réunies ont voté contre avec le souci de présenter un argumentaire des raisons.

Nous avons donc voté donc contre le projet présenté et avons demandé que l’ensemble du dossier validé il y a deux ans par tous les élus de la majorité comme de l’opposition soit repris par la métropole et ses élus, qui rappelons-le ne sont que l’émanation des villes et non une entité hors sol.

Lors du vote nous avons demandé à chacun des élus, réunis autour de la table de bien réfélchir en votant, pour, contre ou abstention si ce projet allait bien dans le bon sens pour une ville plus équilibrée, une ville qui change dans le bon sens sur les stationnements, sur les hauteurs, sur le patrimoine, etc…. Et surtout si dans les 15 prochaines années, ce PLU nous permettra de changer la ville dans le bon sens et respecter nos engagements au service des habitant. Pour nous, élus d'Agir Pour Vaulx-en-Velin, il est clair que non.

Stéphane BERTIN

Un bilan d'activité presque en porte à porte.

Lundi 13 novembre 2017.

La semaine dernière nous écrivions (lire ICI) que le bilan à mi-mandat était en cours. 

Nous rappelions combien les attentes sont encore fortes et les actions dans de nombreux domaines à venir.

Le document officiel de mi-bilan va être transmis à chaque vaudais et dans le même temps des réunions de présentation vont avoir lieu au plus près dans les quartiers. Cette fin d'année va donc être sous le signe de l'assemblée de quartier. Le planning est le suivant:

- Mardi 14 novembre : espace des Mandolines, 61 route de Genas,

- Mercredi 15 novembre : centre Social Jean et Joséphine Peyri, rue Joseph Blein,

- Lundi 20 novembre : école Makarenko, 2-4 Chemin Hector Berlioz,

- Vendredi 24 novembre : salle de l’ASP, 10 chemin des Barques,

- Mardi 28 novembre : salle Victor Jara, rue Jean Lesire,

- Jeudi 30 novembre : centre social Georges Lévy, rue André Bollier,

- Vendredi 1er décembre : salle Jean Moulin, avenue Jean Moulin,

- Mercredi 6 décembre : école Frédéric Mistral, 1 rue Stalingrad,

- Mardi 12 décembre : école Grandclément, 51 rue de la République,

- Mercredi 13 décembre : salle Edith Piaf, 41 rue Gabriel Péri,

Toutes les réunions débuteront à 18h30.... sauf retard!

Stéphane BERTIN

Les rendez-vous de l'emploi : en novembre ce sera les métiers des services.

Dimanche 12 novembre 2017.

Comme en septembre avec les métiers de la sécurité (lire ICI) et en octobre avec les ceux de la distribution (lire ICI), le rendez-vous mensuel de l'emploi se déroule de nouveau ce jeudi 16 novembre. Ce sera cette fois les métiers des services à la personne qui seront mis à l'honneur.

Rapprocher les candidats des entreprises reste l'objectif fixé afin d'apporter au plus près des vaudais des offres d'emploi immédiates.

 

Rendez-vous pour tous les demandeurs le jeudi 16 novembre 2017 de 9h à 11h dans le centre Communal Charlie Chaplin, Place de la Nation. Avec les CV!

Christine BERTIN

Grève de cantine : nouveau préavis pour jeudi 16/11!

Lundi 13 novembre 2017.

Quatrième ou cinquième depuis le début de l'année? On ne compte plus vraiment.

Tous les 15 jours à peu près les cantines sont en grève.

Et le même rituel se remet en place à chaque fois: affichage devant les écoles, SMS aux parents, SMA (Service Minimum d'Accueil) pour les enfants inscrits et qui pourront se munir de pique-nique et déjeuner à l'école.

Christine BERTIN

Avis d'Agir Pour Vaulx-en-Velin sur la future ZAC du Mas.

Samedi 11 novembre 2017.

Le quartier du Mas du Taureau s’étend sur 40 ha. Construit dans les années 60-70, il était composé de 2300 logements sociaux. Très vite il est devenu en une quinzaine d’année la caricature de ce qu’il ne fallait pas faire en matière en développement urbain :

  • l’absence de mixité (pourtant réelle au début),
  • la fragilité socio-économique de la population (près de 40% de chômage avec 52% d’habitants de – de 29 ans),
  • l’enclavement avec l’absence de transports en commun fiable et rapide (avec le fameux métro promis en 1965 et toujours pas arrivé 52 ans plus tard) et souvent l’absence de voiries et de stationnements,
  • des commerces vieillissants et dégradés (avec pourtant souvent des commerçants courageux et motivés).

Des actions ont déjà été mené depuis les évènements de 1990 mais trop souvent de manière homéopathique et ponctuelle ; dès 2005, 106 logements ont été démoli à la Luère 1, puis 200 en 2011 au Pilat, puis 405 en 2016 à la Luère et aux Echarmeaux et enfin durant cet été au cœur du Mas 150 sur le foyer d’Adoma. A ces 861 s’ajouteront bientôt 446 autres. En 2020 ce seront donc 1307 logements qui auront été détruits sur les 2300 d’origine. Restera à construire un nouveau quartier avec des routes, des commerces, des entreprises, des logements, des services, etc…

Le dossier qui nous est présenté dans le dossier de concertation indique un certain nombre d’enjeu du programme de renouvellement urbain (PRU) pour le Mas du Taureau ; ce sont les suivants :

« - engager un projet ambitieux d’éco-quartier accueillant de nouvelles formes d’habitat, de commerces et d’activités économiques, dans le prolongement du centre-ville et de la rénovation urbaine engagée depuis le début des années 2000,

- désenclaver le quartier, notamment, en établissant des liaisons structurantes inter-quartiers et en développant des lignes fortes de transport en commun,

- poursuivre la diversification de l’offre de logement favorisant l’accueil de ménages en accession et les parcours résidentiels au sein de la commune,

- accompagner les bailleurs sociaux dans leurs projets de réhabilitation et de performance énergétique pour éviter le décrochage en terme d’attractivité, des logements sociaux présent sur le territoire et accueillant une population très modeste,

- réaliser des équipements publics de proximité et de rayonnement élargi et restructurer la polarité commerciale du quartier pour une offre nouvelle et un marché forain réorganisé. »

Ce projet est aujourd’hui intégré, depuis 2012, à un projet plus vaste ; celui de « La Grande Ile ». Il a été multiplié par 10 en surface en s’étendant sur les quartiers adjacents et sur la ville de Villeurbanne.

Il reste que les vaudais attendent depuis maintenant plus de 25 ans que le secteur se modernise et que le quartier devienne un vrai quartier aussi couru que les lieux en vogue de la métropole.

Pour cela il faut être attentif à plusieurs points :

  • La présence du tramway ou du métro au cœur du Nord de la Ville ; c’est la condition sine qua non du changement sur ce secteur ; en son temps, un ancien Maire avait dit « si l’aéroport de Bron ne déménage pas ailleurs, je ne signe pas les permis de la ZUP ».  Le Mas s’était créé car l’aéroport avait déménagé mais malheureusement il avait oublié d’ajouter à sa demande l’arrivée du métro. Le métro était inscrit sur les plans de 1960 pour 2500 logements. Il est essentiel d’autant plus avec maintenant 3500 logements. A ce jour, seule une étude d’opportunité entre 2017 et 2030 est prévue dans le cadre du PDU ; ce n’est pas pour rassurer les vaudais car à cette allure le métro ne sera pas construit, s’il l’est un jour, avant 2050 !
  • La question essentielle du logement ; ce dossier fut l’erreur de la ZUP des années 60. Le projet présenté insiste sur une offre diversifiée de logements à prévoir. Elle doit être complétée par des activités économiques, et l’arrivée d’écoles et de formations en post-BAC. Le nombre de logements est essentiel et en prévoir 2.500 en plus des 1.000 qui ne seront pas démolis, semble trop surtout si ce ne sont comme aujourd’hui que des logements aidés. Le pourcentage de logements sociaux sur la ville est actuellement proche de 60% ; il doit baisser pour que la ville redevienne gouvernable et équilibrée. La future ZAC du Mas doit l’y aider en n’accueillant que le nombre de logements restants. Aucune construction neuve de logements aidés ne doit être prévue ni autorisée (ou à minima des logements étudiants) ; à cette seule condition, le futur quartier comptera déjà 30% de logements aidés, ce qui, pour Vaulx-en-Velin, au regard de l’ensemble, est déjà beaucoup.
  • Les services et les commerces sont structurants et doivent bien faire partie du cœur du projet de nouvelle ZAC. Un nouveau site de commerces de type halle est prévu en plein cœur du futur quartier. Et il est important de mixer les usages et de mêler les entreprises, les commerces, les services, au logement. Ils ne doivent pas être relégués à la marge, sur les avenues périphériques, mais bien s’intégrer en particulier aux campus.
  • De nouvelles formations post-bac et d’autres complémentaires avec notre campus ENTPE et ENSAL sont essentielles. Elles doivent aussi être prioritaires dans le futur projet de ZAC. Sans oublier une nouvelle école malheureusement oubliée et surement nécessaire avec le solde de +1000 logements prévus en fin d’opération.

Au sujet de la concertation, il est regrettable que le conseil de quartier du Mas n’ait pas été intégré au projet et ne se soit pas positionné sur ce dossier. Il est regrettable qu’en plus ce dossier n’ait même pas été présenté à la population au plus près dans le quartier. Les habitants ne se sont pas mobilisés pour ce beau projet, en plus Eco – Quartier. Nous avions proposé d’être imaginatif dans cette concertation. Cela n’a pas été retenu. C’est dommage.

Concernant l’aspect environnemental, même si la charte de l’Eco Quartier Mas du Taureau n’est toujours pas signée, elle le sera surement rapidement. Ce quartier devra être modèle, comme l’est aujourd’hui Confluence, et devra alors bien intégrer les problématiques de sous-sols inondables et d’espaces verts souvent très importants dans le quartier et qui ne doivent pas disparaitre sur l’autel du tout béton.

Le projet de ZAC du Mas doit être équilibré et ambitieux. Il doit tourner la ville vers le futur. Il doit allier logements de qualité non aidés, services, commerces, enseignement primaire – secondaire – universitaire en s’appuyant sur une ligne structurante de tram – métro. A ces conditions nous soutenons ce projet.

Vous trouverez en pièce jointe le document remis dans le cadre de la concertation qui s'est achevée hier.

Thierry CAILLOT et Stéphane BERTIN

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