L'asphyxie nous menace. Quelles solutions?

Jeudi 28 février 2019.

Les jours se suivent et se ressemblent..... en pire.

Depuis le début de la semaine les niveaux de pollution sur les grandes villes de France se ressemblent et dépassent les niveaux d'alerte et de danger et pour les populations sensibles tels les plus jeunes et les plus anciens.

Face à la suffocation des citoyens des grandes villes les solutions sont des plus classiques: baisse de la vitesse, restriction de circulation sur la base des vignettes Crit'Air,... et c'est à peu près tout!

La Métropole lyonnaise n'échappe pas aux questions de pollution car il est vrai que la question est majeure et surtout lors des pics de pollution, la situation empire chaque jour.

Ainsi, mercredi 26 février, la carte de la pollution était très orange et un peu rouge,

puis elle est devenue hier, jeudi 27 février, presque totalement écarlate.

Le danger est donc réel. Et les cartes sont très parlantes. Face à cette situation grave quelles sont les réponses de la ville et de la Métropole?

Comme nous l'indiquions ci-dessus la possibilité de réduire les vitesses des véhicules et de mettre en place des restrictions de circulation existent et sont mises en place avec une réussite relative surtout lorsqu'on parle de contrôle et de verbalisation; en ce moment sur la rocade limitée à 70 km/h on peut voir des voitures individuelles sur la voie de droite, voitures roulants à 70 km/h, doublées par des camions (étrangers?) roulant eux à 90km/h sans aucun risque de prunes.

Une des solutions de la Métropole a été de mettre en place une Zone à Faible Emission (ZFE). Cette idée que nous avons salué il y a quelques mois n'est pas nécessairement la panacée (lire ICI notre article du 14 novembre à ce sujet).

En matière de circulation, les grandes villes ont essayé depuis une vingtaine d'année d'agir sur le fond en limitant les accès aux centres villes pour les voitures individuelles en réduisant le gabarit des voies d'accès et en développant l'installation des tramways ou de métros. Il reste que les coûts des investissements et la lenteur des travaux ne répondent que très lentement aux besoins. Et les besoins sont si importants et les choix trop souvent faits de façon politicienne, que des villes comme Vaulx-en-Velin attendent toujours leur tramway pourtant tracé sur les plans de développement de la ville de la fin des années 60. Malheureusement pour nous, si le prochain PDU l'intègre, les travaux ne seront faits, dans le meilleur des cas, pas avant 2032-2033. Dans 15 ans!

Et il reste toutes les autres actions à mettre en place sur la réduction de la place de la voiture dans notre vie (avec la création continue de places de parkings publics sur Vaulx, nous marchons, nous, à contre-courant), sur le chauffage (gros producteur de particules fines), sur l'industrie, sur les constructions et l'urbanisme.

Un vrai changement de société auquel notre ville doit apporter sa pierre, comme les autres collectivités et chacun d'entre nous. Et le temps presse.

Thierry CAILLOT.

Lien Facebook

Délibs métropole/Vaulx

menu contact

Agenda des évènements

Archives municipales 2014